Le Jazz de Matisse

22 juin 2011 19 h 35 min
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Dans le cadre du Festival de Jazz de Montreux, TASCHEN a annonçé la création du spectacle original « Ni fleurs, ni couronnes », fruit d’une collaboration entre la Haute Ecole de Musique de Lausanne HEMU Jazz, l’Ecole Supérieure d’Arts Appliqués de Vevey, et la Manufacture – Haute école de théâtre de Suisse Romande. Prenant comme point de départ Henri Matisse, Les papiers découpés. Dessiner avec des ciseaux de Gilles Néret et Xavier-Gilles Néret, somptueuse réédition par TASCHEN de l’ouvrage « Jazz » publié par Matisse en 1947, textes et collages du célèbre peintre sont mis en scène et en musique. Une ballade réflexive et colorée sur fond des grands classiques du Jazz, dont Matisse appréciait le « don d’improvisation, de vie, d’accord avec l’auditoire », que l’on retrouve dans la création des papiers découpés.

Ce sera le Samedi 2 juillet 2011, à 17h00 au Petit Théâtre, Montreux Palace.

Quant à lui, l’ouvrage proposé par TASCHEN est l’ultime héritage artistique de Matisse un recueil des oeuvres révolutionnaires de sa dernière période, avec un fac-similé parfait de Jazz; il nous fait revivre l’œuvre maîtresse de la période des gouaches découpées de Matisse: Jazz. Ses lecteurs vont à la rencontre de Jazz comme s’il s’agissait de l’édition originale de 1947.

Henri Matisse (1869-1954) avait pour seul concurrent au titre de plus grand artiste moderne, Picasso, qui disait: « Tout bien considéré, il n’y a que Matisse. » Sur la fin d’une carrière de peintre, sculpteur et lithographe véritablement prodigieuse, Matisse fut terrassé par la maladie et ne fut plus en mesure de tenir sur ses jambes et de se servir d’un pinceau très longtemps. Alors qu’il approchait des 80 ans, il mit au point une technique consistant à découper directement aux ciseaux dans du papier de couleur vive. Ce qui reçut le nom de gouaches découpées constitua une révolution dans l’art moderne. A l’époque, de nombreux critiques virent dans cette œuvre la manifestation de la folie d’un vieillard sénile, tandis que de nos jours on pense communément qu’en découpant avec des ciseaux des formes dans du papier, Matisse avait brillamment résolu dans un seul geste l’antagonisme classique entre le dessin et la couleur.

Imprimé sur la même qualité de papier que l’édition originale de 1947, ce volume donne à voir Jazz comme s’il s’agissait de l’original.

* Imprimé en 18 couleurs sur une petite presse offset. Les pages ont été tirées 4 par 4 pour approcher au plus près la qualité de l’original.
* Imprimé sur du papier Old Mill, papier italien 190 gsm fabriqué au moulin à papier Fedrigoni. C’est un papier marqué feutre de qualité archive qui s’approche le plus du papier artisanal.
* Respectant la forme de l’original, cette réédition en feuilles pliées à 4 pages n’a pas été reliée. Elle est protégée par une jaquette américaine et une couverture cartonnée.

Afin de replacer l’œuvre dans son contexte, l’ouvrage retrace dans son intégralité l’histoire des gouaches découpées de Matisse, qui prend sa source dans le voyage de l’artiste à Tahiti en 1930 et qui atteint sa plus grande intensité à la fin de sa vie à Nice. Cet ouvrage comprend aussi d’autres œuvres maîtresses tardives, notamment ses contributions à la revue Verve et la décoration de la chapelle du Rosaire à Vence. Les somptueuses reproductions du travail de Matisse sont assorties de photographies rares prises par Matisse à Tahiti ainsi que de photographies de Matisse par Henri Cartier-Bresson, Brassaï et le cinéaste Murnau. Le texte de Xavier-Gilles Néret est émaillé de citations de Matisse, Picasso, Tériade (éditeur de Jazz et directeur de la publication Verve), Aragon, Henri Michaux, Reverdy et Georges Duthuit (le gendre de Matisse).

Lauréat du 10ème Prix du Livre d’Art du Syndicat National des Antiquaires, Vote du Public 2010 !

À propos des éditeurs:
Gilles Néret (1933-2005) était historien d’art, journaliste et correspondant de musées. Il a organisé plusieurs rétrospectives artistiques au Japon et fondé le musée SEIBU et la Wildenstein Gallery à Tokyo. Il a dirigé des revues d’art dont L’Œil et Connaissance des Arts et reçu le prix Elie Faure pour ses publications en 1981. Parmi ses nombreux ouvrages publiés chez TASCHEN, citons Salvador Dalí – L’Œuvre peint, Matisse et Erotica Universalis.

Xavier-Gilles Néret est professeur agrégé de philosophie, et membre du jury de l’Agrégation des Arts Appliqués. Il travaille sur les liens unissant arts, philosophie et poésie, notamment autour de Stéphane Mallarmé, auquel il a consacré des articles. Il s’intéresse aussi à des personnalités plus marginales, comme au poète Claude Tarnaud, dont il a coédité un des livres, et à des artistes comme Bernard Saby et Pascal Doury, sur lesquels il a publié.

Category: Lecture